Corse - Du nord au sud

La Corse, fin août 2024. Une semaine pour descendre l’île du nord au sud, de la Balagne jusqu’à Bonifacio. On y vient pour la mer, et elle est partout ; mais ce sont les villes qui retiennent le regard, avec leurs façades fatiguées par le soleil, leurs terrasses et leurs marchés.

Rochers de granit rouge et îlots dans une eau turquoise, L’Île-Rousse, Corse
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Le bleu, partout.

Le premier matin, une crique bordée de maquis, la mer immobile. Le soir, des voiliers serrés devant les façades colorées d’un vieux port. À L’Île-Rousse, le granit prend la couleur qui a donné son nom à la ville et plonge dans une eau turquoise. Devant une boutique, des poissons de métal peint attendent le vent.

Façade de café couverte de fleurs, un olivier devant une table de marbre, Calvi, Corse
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Calvi en couleurs.

À Calvi, la couleur passe de la mer aux murs. Une façade de café disparaît sous les fleurs, les volets s’écaillent au-dessus des balcons de fer forgé, les chapeaux de paille s’empilent sous les parasols et les fruits débordent de leurs paniers. Devant un glacier, un ours en peluche s’est installé sur une chaise pour attendre les clients.

Un charcutier en tee-shirt jaune derrière son étal, sous une halle de pierre, Bonifacio, Corse
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Le marché de Bonifacio.

Tout au sud, Bonifacio. Le matin, sous une halle de pierre, le marché se tient à l’abri de la chaleur. Les ventilateurs tournent entre les étals, le charcutier tranche, la fromagère sourit, et les clientes passent, chapeau de paille sur la tête.

Une dame au chapeau de paille passe devant les étals du marché couvert, Bonifacio, Corse
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Une île à hauteur d’homme.

Entre deux paysages, j’ai cherché la Corse de ceux qui la font vivre l’été : ceux qui vendent, ceux qui attendent, ceux qui passent. La mer, elle, n’est jamais loin : elle attend au bout de chaque rue.