Göteborg - Un lundi de fika
Göteborg, un lundi d’août, au lendemain de Copenhague. Une ville de tramways bleus, de pavés et de terrasses, où l’on prend le temps : la fika, cette pause café et brioche que les Suédois ne sautent jamais, rythme la journée.
Les tramways bleus.
Le matin, la ville glisse sur ses rails. Un tramway bleu s’arrête au passage piéton, un passant traverse, casque sur les oreilles et sac de courses à la main, un couple âgé se tient la main sous les arbres. Rien ne presse.
L’heure de la fika.
En fin de matinée, les terrasses se remplissent. Un serveur veille sur une table couverte de brioches à la cannelle grandes comme des assiettes, les clients lisent au soleil, et un homme à barbe blanche s’est assis sur un banc jaune, un livre à la main, devant une boutique de réglisse.
Haga.
Dans le vieux quartier de Haga, la rue Haga Nygata aligne ses façades de briques et de bois, leurs bow-windows et leurs terrasses. Une passante en jupe rouge remonte les pavés, un homme déjeune seul sous un store, et un ours en peluche a pris place sur un banc pour regarder passer les promeneurs.
L’après-midi en ville.
L’après-midi, Göteborg s’étire. Un homme au panama téléphone en tenant son vélo, une femme s’allonge sur un grand banc blanc avec son chien, une autre consulte son téléphone entre les trottinettes. Trois passants à l’allure de pirates traversent une place avec un petit chien noir, et le soir, une passante en turquoise rentre de ses courses.