Mons - Un dimanche en train

Un dimanche de février, Mons le temps d’un aller-retour en train. Dans le wagon, une voyageuse lit, un crayon à la main. À l’arrivée, la ville est encore endormie, grise et mouillée : le noir et blanc s’est imposé de lui-même.

Escalier et escalator montant vers la passerelle de la gare sous ses nervures, Mons
Mons

La gare sous ses nervures.

On entre à Mons par la gare dessinée par Santiago Calatrava. De loin, ses arches blanches enjambent les voies ; de près, la passerelle n’est plus qu’une forêt de lames et de nervures, un escalier qui monte vers une lumière laiteuse. Une architecture faite pour le noir et blanc.

L’hôtel de ville gothique sur la Grand-Place presque vide, Mons
Mons

Les gargouilles et la Grand-Place.

Sur la Grand-Place, une phrase en grandes lettres se dresse devant les terrasses vides : les gargouilles évadées de Mons volent désormais comme des anges au-dessus des dômes. L’hôtel de ville attend les premiers passants. Dans les rues voisines, un homme en veste de travail s’arrête sur les pavés mouillés, et deux visages de femmes regardent la ville depuis un pignon de briques.

Le beffroi derrière les branches nues d’un arbre, Mons
Mons

À l’ombre du beffroi.

Plus haut, le beffroi domine la ville derrière ses arbres nus. Sur un banc, deux promeneurs emmitouflés prennent le peu de soleil de février. Autour, Mons se découvre par ses coulisses : des jardins vus d’en haut, une petite cour aux pots de fleurs, des ruelles désertes, une glycine qui serpente sur la pierre, un passage voûté qui s’ouvre sur la lumière.

Une jeune femme en trench regarde par la fenêtre du train du retour
Mons

Le retour.

Puis la gare de nouveau, sa passerelle grillagée, son quai où les voyageurs se croisent sous la verrière. Dans le train du retour, une jeune femme en trench regarde défiler le paysage. Mons tient en une journée, et laisse cette impression rare d’avoir vu une ville se réveiller.