Odense - Un samedi en fête
Odense, un samedi d’août, sur l’île de Fionie, la ville natale de Hans Christian Andersen. Deux heures de fin d’après-midi dans une ville en fête, où la rue piétonne se couvre de chapeaux et où les échassiers sortent en costume.
Le centre en briques.
À Odense, tout est en briques : la façade ouvragée du First Hotel Grand, un pignon à redents, les murs rouges contre lesquels on a empilé des bûches où une passante s’est assise. Sur une terrasse, derrière les hortensias, un homme âgé profite du soleil, seul.
Sous les chapeaux.
Dans la rue piétonne, des centaines de chapeaux haut-de-forme roses, blancs et noirs flottent au-dessus des passants, comme un clin d’œil au conteur de la ville. Dans les ruelles voisines, des tournesols pendent en guirlande, les terrasses sont pleines, et une petite cour se cache derrière une fresque.
Les échassiers.
Ce samedi-là, la ville est en fête. Sous une banderole, des échassiers costumés en fleur géante et en sauterelle verte saluent les enfants. Un peu plus loin, deux tramways attendent côte à côte au pied d’une flèche d’église.
Le vieux quartier.
Dans le vieux quartier, les maisons basses roses, rouges et jaunes s’alignent le long des rues pavées, avec leurs portes peintes et leurs rosiers. Un parc ouvre ses allées de gravier, et sur une place, une fleur géante s’épanouit au-dessus d’une fontaine.
La fête continue.
En fin d’après-midi, les costumes envahissent les trottoirs : une jeune femme en tutu bleu et chaussettes hautes, une passante en tenue fluo devant une banderole, et sur un bras tatoué, la Petite My des Moumines. Odense fait la fête à hauteur de rue.