Oslo - Une journée au fil de l’eau
Oslo, un mardi d’août, troisième étape après Copenhague et Göteborg. Une journée entière de grand soleil, du parlement jusqu’au fjord, dans une ville qui se partage entre ses quais de bois, ses bancs au soleil et l’eau, toujours au bout de la rue.
Le matin, au centre.
Le Storting sous un soleil qui brûle l’objectif, une lectrice au bord d’une fontaine, un garde royal immobile devant sa guérite. Puis la ville neuve : des façades de bois courbes, des passages où le verre renvoie le ciel, une sculpture de blocs rouge, vert et jaune posée comme un jouet.
D’Aker Brygge à Tjuvholmen.
Au bord de l’eau, Oslo se met au soleil. Sur les pontons de bois, on s’assoit face au fjord, l’hôtel de ville dans le dos ; les bancs orange alignent les corps qui bronzent, un coureur passe, une femme au chapeau de paille s’allonge. Au bout de Tjuvholmen, une petite plage, des baigneurs sur un ponton, et un paquebot de croisière amarré comme un immeuble de plus.
Midi entre les portraits.
En ville, une palissade couverte de grands portraits en noir et blanc regarde passer les gens : une femme en robe verte, une autre en blanc, des hommes en costume. Une fleuriste arrange ses seaux, un client se penche sur un kiosque à glaces, et sur les bancs, chacun reste penché sur son téléphone.
Sur le fjord.
L’après-midi, un voilier ancien quitte le port. Depuis l’eau, l’Opéra blanc et la tour penchée du musée Munch dessinent la nouvelle façade de la ville. Plus loin, le phare de Dyna tient seul sur son îlot. À bord, un vieux marin à barbe blanche se repose à la porte de la cuisine.
La fin de journée.
De retour à terre, des enfants courent après des bulles de savon sur une grande place. Le ciel se couvre, la ville rentre : un jeune homme en rouge sort en courant du métro Stortinget, une affiche promet du karaoké au sauna le samedi, un couple traîne dans l’herbe. Et sur les marches, des chaussettes roses dans des sabots noirs.