Stavanger - Maisons blanches et murs peints
Stavanger, un mercredi d’août, sur la côte sud-ouest de la Norvège, après Bergen. Le matin, des îles et des criques à perte de vue ; l’après-midi, une ville de maisons de bois blanches, de paquebots et de murs peints, jusqu’aux trois épées du Hafrsfjord.
Les murs qui parlent.
Stavanger accueille chaque année un festival d’art urbain, et ses murs le racontent. Au détour d’une rue, un enfant en colère fait un doigt d’honneur au pochoir, deux ouvriers en gilet orange escaladent un mur pour atteindre une grille d’aération. Juste à côté commencent les ruelles pavées et les premières maisons blanches.
Autour du port.
Sur le port de Vågen, le vieux navire Rogaland tire sur ses amarres, face aux façades de briques et de bois. Aux terrasses, on déjeune entre les plantes ; sur la place, un homme au chapeau lit son papier, une femme en veste jaune photographie, deux passants se reposent près d’une statue de cheval.
Gamle Stavanger.
Puis la vieille ville, Gamle Stavanger, et ses maisons de bois blanches serrées le long des rues pavées. Des portes bleues, des pots de fleurs, un chat au bout d’une ruelle, un vieil homme qui se repose, sa canne et son appareil photo à la main. Au-dessus des toits, la cheminée d’un paquebot rappelle que la mer n’est jamais loin.
Paquebots et trolls.
Sur un mur, une grande fresque relie Stavanger à Houston, les deux capitales du pétrole, sous le regard d’un astronaute. Au bout du port, un paquebot de croisière déverse ses passagers vers les boutiques de souvenirs, où des trolls en résine montent la garde entre les portants de vêtements.
Les épées du Hafrsfjord.
En fin d’après-midi, au bord du Hafrsfjord, trois épées géantes sont plantées dans la roche, en souvenir de la bataille qui, selon la tradition, unifia la Norvège. Derrière elles, le soleil fait scintiller l’eau du fjord.